lundi, mai 23, 2005
Rent a crooner
A l'écoute je me demande souvent quelles sont les intentions véritables de ce Scott Walker, quelle interprétation il serait juste d’avoir de ce chant tellement limpide qu'il en est louche, étrange fleuretant parfois à force d’outrance avec sorte d'effet comique. Les questions de sincérité artistique étant difficilement solubles, je m’interroge alors, naturellement, sur le bien fondé même de cette question : cette musique n’annihile-t-elle pas d’une certaine façon la différence entre original et caricature ? n'est elle pas antérieur au schisme entre premier et second degrés ?
A défaut d’avoir trouvé (ce qui vous aurait permis de participer au débat) la plus représentative des chansons de celui qui fut le grand interprète en langue anglaise de Brel j'en ai choisi une bonne : Lights of Cincinatti
